Secteur privé: La plateforme unique de PME de Côte d’Ivoire réclame la taxe spéciale d’équipement (TSE)

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Il nous revient que la taxe spéciale d’équipement (TSE) a été reversée, par des manœuvres souterraines semble-t-il, depuis les comptes de la Banque Nationale d’investissement à la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), alors que la Plateforme Unique des Petites et Moyennes Entreprises de Côte d’Ivoire, a demandé et obtenu le gel de la quote-part devant revenir au secteur privé, dans l’attente d’une décision de répartition plus équitable entre les différents groupements d’entreprises.

La CGECI en effet, gère seule cette quote-part depuis 2008.Plus de 50 milliards de F CFA déjà perçus! Pour mémoire, la TSE a été mise en place par l’arrêté N° 1717/MEF/DGI du 31 Juillet 2008; et nulle part dans ce décret, la CGECI n’a été mandatée pour gérer la taxe spéciale d’équipement pour le compte des PME. La CGECI n’a donc pas été mandatée pour gérer la taxe spéciale d’équipement pour le compte des PME. Notre constat est qu’il n’y a qu’en Côte d’Ivoire où les grandes entreprises pleurnichent et quémandent de l’argent public. Ailleurs ce sont les grandes entreprises qui aident l’Etat et en retour, elles reçoivent des facilités, des baisses d’impôt, la réduction du coût du travail, etc.En 2018, le patronat français a refusé de toucher l’aide de l’Etat, et cela afin de garder son indépendance vis-à-vis de la puissance publique. En octroyant d’office le produit de la TSE aux Grands Patrons, l’argent des contribuables ivoiriens, l’Etat affaiblit la CGECI et celle-ci perd toute légitimité pour discuter d’égal à égal avec les pouvoirs publics, des grandes questions comme la pression fiscale, le coût du travail, l’IMF, la relance économique, etc. Il y a donc lieu de s’interroger sur ce que veut la CGECI.

Quant aux PME, partout dans le monde, elles reçoivent des appuis directs et indirects de leur Etat; par conséquent, la TSE, leur revient de plein droit. Les PME demandent donc que le fruit de cette taxe leur soit reversée; à défaut, que cette taxe soit supprimée.                                                                                                         

 Le Porte-Parole,                                                                                               Dr. Diomandé Moussa Elias Farakhan

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