Développement et modernisation du secteur avicole en Côte d’Ivoire : Les petits éleveurs veulent prendre leur place

PIN

Réunis au sein de l’Union des aviculteurs pour le développement et la modernisation du secteur avicole en Côte d’Ivoire (UADMSA-CI), 150 éleveurs de volailles ont renforcé, le weekend dernier, à l’Ecole d’élevage de Bingerville, leurs capacités dans le domaine de l’hygiène de leurs exploitations. Selon la présidente de l’Union, Mme Sirakoné Fadiga, par ailleurs initiatrice de la session de formation, le petit secteur avicole contribue efficacement, depuis des décennies, aux côtés des industriels (gros producteurs), à ravitailler régulièrement les populations à des prix peu coûteux. « Au regard du rôle que nous jouons, il nous faut un secteur avicole fort. Et cela passe par une bonne stratégie d’hygiène des sites de production. D’où l’importance de cette formation. Le développement et la modernisation de notre secteur sont la mission que s’est assignée notre association pour la valorisation et la promotion du petit secteur avicole en Côte d’Ivoire, espoir de milliers de jeunes en quête d’emplois » a expliqué la présidente, de l’Union. Qui est revenue sur quelques difficultés que rencontre le secteur. « Nous constatons que l’augmentation abusive des prix des intrants (les poussins, les aliments…) pendant que le prix bord champ des poulets reste depuis près de 20 ans à 1800 FCFA. Le petit secteur est un peu abandonné. C’est pour cela que nous nous sommes mis ensemble pour faire porter notre voix. Nous ne bénéficions pas de subvention alors que des subventions sont mises à la disposition des aviculteurs par l’Etat de Côte d’Ivoire » a dit Koné Fadiga. Dont l’une des priorités est de mettre en place de véritables programmes de formation et d’encadrement des 485 membres que revendique l’Union. « Après la formation, nous comptons mettre en place un système de commercialisation dans le secteur avicole. Le petit secteur souffre, depuis un certain moment, d’un problème d’écoulement de leurs produits. Nous avons donc décidé de nous mettre ensemble pour faire la commercialisation collective en nous faisant assister par des structures financières qui vont permettre de financer nos activités. A savoir assurer la fourniture de nos produits auprès de grandes entreprises car cette activité nécessite beaucoup de moyens. Nous entendons aussi avoir un service d’abattage pour éviter que les poulets soient tués dans des conditions peu recommandables » a-t-elle ajouté. Le formateur Silué Fatogoma a instruit les participants sur les différentes règles et techniques en matière d’hygiène pour réussir leurs élevages.

FRANÇOIS BECANTHY

Leave Your Comments