Convention de partenariat pour l’agroforesterie et la foresterie entre l’Ong APAF-CI et les Eaux et Forêts du Gôh

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Une signature de convention de partenariat spécialisé en vue du reboisement d’arbres fertilitaires et forestiers dans la région du Gôh, a été opérée jeudi 11 février 2021 à Gagnoa, entre l’Association pour la promotion des arbres fertilitaires, l’agroforesterie et la foresterie (APAF-CI) et les Eaux et Forêts du Gôh.

La supervision de la signature de la convention a été assurée par le préfet de région, préfet du département de Gagnoa, Fofana Lancina, qui a assuré que les moyens fournis, seront utilisés à bon escient.

Selon le directeur régional des Eaux et Forêts du Goh, commandant Batto Florent, ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la Politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts (PPREF), initiée par le ministère des Eaux et Forêts, et pour laquelle la recherche de partenaires techniques et financiers se révèle être un « impératif ».

C’est donc dans ce contexte qu’il a dit avoir cet accord avec l’Ong APAF-CI. Commandant Batto a précisé qu’il s’agit d’un bon accord et que les Eaux et Forêts sont disposées pour la reforestation et la bonne conduite du protocole signé entre les deux entités.

Un arbre fertilitaire est un arbre dont l’activité enrichit la couche arable d’une terre, note-t-on. Il corrige les dérives sur la bonne technique culturale et offre à la foresterie et à l’agroforesterie la possibilité d’une solution de reboisement, et permet de faire face à la déforestation, a expliqué d’emblée, le directeur exécutif de APAF-CI, Sylvain Kouao. Selon lui, « l’arbre n’a jamais été un ennemi de la culture, mais plutôt, un compagnon de l’agriculteur ».

Avec la signature du protocole d’accord, ce sont 700 000 sachets et autant de semences qui seront fournis par l’APAF-CI, avec pour objectif de reboiser 700 ha, sur lesquels seront plantés 400 000 arbres fertilitaires et 300 000 arbres forestiers, sur une période de 12 mois.

Au dire du directeur exécutif, la bonne technique culturale permettrait d’avoir dans n’importe quelles plantations de cacao, des arbres médicinaux, des arbres fruitiers sauvages. « Aujourd’hui, dommage, ce n’est plus le cas », a regretté l’ingénieur de formation.

Il a expliqué que dans un passé récent, l’on assistait à la destruction des arbres dans la cacaoculture, ce qui avait pour conséquence la prolifération des insectes, colonisant les pieds de cacao. La solution préconisée a été l’implication de fongicides, herbicides et insecticides, ainsi que les engrais, qui eux aussi, se sont avérés appauvrissant pour les agriculteurs.

Pour remédier à cette situation, l’utilisation des arbres fertilitaires, dont Samanea Saman ou « arbre à pluie », qui a la particularité d’avoir une racine pivotante qui récupère l’eau dans la nappe phréatique, ainsi que l’Albizzya Stipulata ou arbre gendarme qui a un rôle de défense puisque, avec sa sève sucrée, il attire tous les ennemis

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