Lutte contre le blanchiment de capitaux: Des enquêteurs et procureurs de la Cedeao se forment aux enquêtes financières

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Un atelier régional se tient du 22 au 26 mars, à l’hôtel Radisson Blu, en zone aéoroportuaire, à l’initiative du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (Giaba).


Quarante-cinq enquêteurs et procureurs spécialisés dans les enquêtes et poursuite des affaires de crimes économiques et financiers, prennent part, du 22 au 26 mars, à l’hôtel Radisson Blu, en zone aéroportuaire, à Port-Bouët, à un atelier de formation, sur les enquêtes financières.

Organisé par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (Giaba), en partenariat avec l’Agence allemande de coopération au développement (Giz), cet atelier a pour but de renforcer les capacités des participants, particulièrement, sur les affaires de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, ainsi que le traçage et le recouvrement des produits du crime et des actifs volés.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo. Il a profité de l’occasion pour exprimer sa reconnaissance aux organisateurs pour cette initiative, qui, espère-t-il, contribuera à combattre efficacement, ce fléau dans la sous-région ouest-africaine.

« La question du blanchiment d’argent est une préoccupation majeure, pour le gouvernement ivoirien. Elle se trouve au cœur de l’action du ministère dont j’ai en ce moment la charge », a-t-il souligné. Et pour cause, dira-t-il, le blanchiment des capitaux affecte considérablement, l’économie, en réduisant les recettes fiscales, et donc, l’investissement public. Et partant, la croissance.

« L’Argent sale, issus de ces flux illégaux alimente les trafics de toutes sortes. L’argent sale menace notre sécurité. Il contribue à financer le terrorisme et à complexifier les circuits d’achat d’armes, et de plusieurs produits qui mettent à mal la sécurité de nos populations », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « Nous devons donc nous mobiliser et déployer une grande énergie, pour réduire les effets de tous les acteurs du blanchiment de capitaux dans notre sous-région. C’est un devoir commun. Et il y va du développement de la sécurité dans notre sous-région ».

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