Côte d’Ivoire/Bouaké : la ville des usines fantômes, a besoin d’un plan Marshall (Enquête)

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Gonfreville (usine de textile), Filtisac (unité spécialisée dans la fabrication des sac de riz, cacao et fils), Sitab (Société ivoirienne des tabacs), Trituraf (usine de fabrication d’huile de table et savons), Solibra (fabrique de boissons), etc, sont, entre autres, des usines qui fonctionnaient en plein régime à Bouaké dans les années 1970 jusqu’en 2000. Le plus illustre de ces unités fut les Établissements Robert-Gonfreville (ERG), aujourd’hui au milieu des herbes sauvages. Des bâtiments coloniaux debout malgré les assauts du temps. Des magasins et unités de production fermés.

Pôle industriel de l’Afrique de l’Ouest

Toutes ces usines ont fait de la deuxième ville ivoirienne, jadis, un pôle commercial incontournable de la sous-région. Le travail n’était pas un souci, en témoigne le septuagénaire Kolo Mamadou, ex-employé de « la Gonfreville ». « J’ai eu mon premier emploi à la Gonfreville en 1977. Nous étions très jeunes et il faisait bon vivre à Bouaké et en Côte d’Ivoire. Bouaké était le premier pôle économique de l’Afrique occidentale », soutient le vieil homme. Il ajoute que deux de ses frères travaillaient à cette époque à la Sitab et étaient mieux payés que lui.

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