Notation financière de la Côte d’Ivoire : L’agence Bloomfield attribue la note de 5, 6/ 10 avec des perspectives stables

PIN

Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment corporation a attribué la note de 5, 6/10 à la Côte d’Ivoire, avec des perspectives stables dans son rapport 2021 rendu public le jeudi 3 juin 2021 à Abidjan, lors de la 5ème édition de la conférence Risque pays pour la Côte d’Ivoire, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly.

Le rapport Risque pays 2021 pour la Côte d’Ivoire de Bloomfield Investment corporation a analysé cinq (5) critères, comme en 2020. Il s’agit du climat des affaires, des performances macro-économiques, de la gestion des finances publiques, de la solidité du système financier et du risque sociopolitique. Pour l’année 2021, la Côte d’Ivoire obtient la note de 5, 6 sur 10, avec des perspectives stables à court et long terme. « L’année dernière en 2020, la Côte d’Ivoire était à 5, 7 sur 10. Aujourd’hui, elle est à 5, 6. Nous avons réduit la note de 100 points de base, mais la Côte d’Ivoire demeure dans la catégorie de Risque modéré, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de freins à l’investissement. La Côte d’Ivoire et le Bénin sont les deux pays en Afrique francophone qui ont eu une croissance positive, dans le contexte actuel de la pandémie de la COVID 19. C’est dire que les fondamentaux de la Côte d’Ivoire sont solides, explique Stanislas Zézé.


Le PDG de Bloomfield constate toutefois, qu’il y a des efforts à faire dans le secteur de l’éducation : « Le secteur de l’éducation semble être une priorité quand vous partez du principe que le budget de l’État alloué à ce secteur représente 24%. Mais quand nous regardons les résultats, ils sont faibles et en inadéquation avec les budgets alloués à ce département. Ça veut dire que le problème de l’éducation est ailleurs. C’est peut-être une question de méthodologie, de pédagogie. Nous pensons qu’il y a une inadéquation entre la pédagogie proposée actuellement et le type d’élèves que la Côte d’Ivoire a. Nous sommes aujourd’hui dans un monde très digital, il s’agit d’adapter les programmes scolaires à ce nouvel environnement, puisque la digitalisation vient avec une certaine mentalité, un état d’esprit. Réaménager la méthodologie de l’éducation en Côte d’Ivoire va permettre d’améliorer les résultats qui sont en contradiction avec la priorité qu’on donne au secteur de l’Éducation en Côte d’Ivoire ».

Adama Coulibaly, ministre de l’Économie et des Finances : « Le rapport de Bloomfield confirme la poursuite de la bonne dynamique amorcée par l’économie ivoirienne »

Leave Your Comments