Budget 2022 de l’Etat : le Ministre Moussa Sanogo et l’Assemblée nationale en synergie pour la bonne gestion des finances publiques

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Les principales orientations budgétaires contenues dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024 ont été présentées par le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, hier, aux députés membre de la Commission des affaires économiques et financières (Caef) de l’Assemblée nationale. Les députés issus de la nouvelle législature qui s’ouvre se sont imprégnés de cette première étape dans la procédure budgétaire qui n’est pas sanctionnée de vote. Ce DPBEP 2022-2024 indique notamment les ressources budgétaires, les projections de dépenses budgétaires et les principaux domaines d’intervention de l’Etat sur les 3 prochaines années. Période au cours de laquelle la politique budgétaire de l’Etat, selon Moussa Sanogo, sera axée sur la consolidation de la relance de l’activité économique conformément aux objectifs du PND, après les effets négatifs de la pandémie de la Covid-19 sur la croissance. Ainsi, à en croire l’émissaire du gouvernement, le budget de l’État pour l’année 2022 enregistrerait une hausse de 15,1% par rapport au Budget 2021 pour s’établir à 9.670,4 milliards FCFA et atteindrait 11.473,4 milliards FCFA en 2024. Plus concrètement, la politique budgétaire de l’Etat sur les 3 prochaines années sera orientée en matière de dépense vers la poursuite de la maîtrise des charges de fonctionnement et le maintien de la soutenabilité de l’endettement public, dans la perspective d’une grande marge de manœuvre pour l’accroissement continu des investissements et des dépenses de lutte contre la pauvreté. Aussi cette politique visera, en matière de recettes, vers la consolidation de l’efficacité du recouvrement des recettes intérieures. Celles-ci représenteraient 80% de l’ensemble des ressources. Un choix obéissant au principe de révision à la baisse des sollicitations extérieures. Ainsi pour faire face à ses charges, l’État s’appuiera davantage sur ses trois principales régies financières, à savoir la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, la Direction générale des Impôts (DGI) et la Direction générale des Douanes. Une programmation prend appui sur plusieurs priorités du gouvernement. « Dans un pays qui continue sa marche vers l’avant et qui a encore de grandes questions de développement, tout est prioritaire. Mais je pense que le gouvernement va continuer de renforcer la capacité de l’outil productif à travers les infrastructures qui doivent s’améliorer et surtout donner des coups de main à la création d’emplois. Car l’emploi des jeunes est la première préoccupation. Et au niveau des Pme, il faut que les revenus agricoles s’améliorent », a-t-il souligné face à la presse.

Cela dit, les recettes fiscales budgétaires progresseraient de 4.377,9 milliards FCFA en 2022 à 5.513,0 milliards FCFA en 2024, avec un taux de pression fiscale qui passerait de 13,0% en 2022 à 13,6% en 2024. Par ailleurs, les recettes non-fiscales sont attendues à 94,7 milliards FCFA en 2022, puis à 121,1 milliards FCFA en 2024. Les dons quant à eux devraient s’amoindrir entre 2022 et 2024 en passant de 283, 8 milliards FCFA à 262,0 milliards FCFA. Toutefois, le ministre Moussa Sanogo a indiqué que les données économiques qui figurent dans le DPBEP 2022-2024 sont provisoires et devraient connaître quelques évolutions du fait des informations nouvelles qui pourraient intervenir dans les mois à venir avant la présentation du projet de Budget 2022 par le Parlement. Après la présentation de son exposé, les échanges avec les députés ont porté sur plusieurs questions liées à l’actualité économique, l’agriculture, l’évolution de la dette et la maîtrise des dépenses publiques.

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