Plus d’un milliard de dollars perdu par an par les pays du Golfe de Guinée en raison de la pêche illicite

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Abidjan – Le secrétaire permanent du Comité interministériel de l’action de l’Etat en mer (AEM), Abroulaye Fofana, a relevé lundi 12 juillet 2021 que les pays du Golfe de Guinée perdent environ 1,3 milliard de dollars, soit 719.700.280.000 FCFA, chaque année à cause de la pêche illicite ou non déclaré et non règlementé.

« Les pays du Golfe de Guinée perdent l’équivalent de 1,3 milliard de dollars par an à cause de la pêche illicite (INN) », a affirmé M. Fofana à l’hôtel Palm Club, à l’ouverture d’une formation sur « Le développement de la culture de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée », initiée par le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (KAIPTC), au profit des administrations et partenaires de l’AEM.

Abroulaye Fofana a souligné que le Golfe de Guinée est devenu aujourd’hui une zone à risque où, entre autres, les trafics de la drogue et humain prospèrent. Il est également devenu l’épicentre de la piraterie maritime dans le monde avec plus de 120 événements liés à la piraterie en 2020.

« En mai 2020, un chalutier pêchant sous une licence ivoirienne a été détourné par des pirates aux larges de nos côtes et libéré quelques jours plus tard par des commandos nigérians aux larges de Lagos », a-t-il ajouté, appelant à une stratégie transversale, inter-administration, multilatérale et voire internationale pour le relever le défit de la sécurisation du Golfe de Guinée.

En juin 2013, les Chefs d’Etat et de gouvernements des pays du Golfe de Guinée ont décidé à Yaoundé, au Cameroun, de la mise en place d’une architecture de sécurité maritime dite « Architecture de Yaoundé », en vue de mutualiser les efforts des Etats pour combattre les actes d’insécurité maritime et promouvoir l’économie bleue dans le Golfe de Guinée.

Au plan national, en application des décisions du sommet de Yaoundé et dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, le gouvernement a adopté en Conseil des ministres, le 05 novembre 2014, une stratégie nationale de l’Action de l’Etat en mer.

La mise en œuvre de cette stratégie nationale a été confiée à une autorité interministérielle qui est le Premier ministre et son exécution au secrétaire permanent d’Action d’Etat en mer.

sn/cmas

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