BCEAO: Ouverture d’une série de webinaires internationaux sur le thème “Affacturage et financement des créances en Afrique“

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Le Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné, a lancé, ce mardi 13 juillet 2021, une série de webinaires internationaux sur le thème “Affacturage et financement des créances en Afrique” organisée conjointement par la BCEAO à travers le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaire (COFEB), AFREXIMBANK et FCI.

La série de webinaires internationaux se tient sur trois jours, du 13 au 15 juillet 2021.

Dans son allocution d’ouverture, le Gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné, s’est réjoui de la tenue de cette série de webinaires qui constitue un événement important à plus d’un titre.

« D’abord, c’est le début d’une coopération fructueuse qui s’engage avec AFREXIMBANK, FCI et le COFEB, notre centre de formation et de recherche, qui élargit son rayon d’actions dans le domaine du renforcement des compétences et de la diffusion du savoir », a déclaré le Gouverneur Koné.

Pour lui, les webinaires de formation organisés rejoignent l’ambition de l’Institution émettrice « de faire du COFEB, un centre de référence internationale solide pour améliorer les compétences des acteurs du domaine financier ».

Dans son propos d’ouverture, le Gouverneur de la BCEAO dire que l’organisation de cette série de webinaires internationaux constitue “un bel exemple de coopération permettant de fournir aux banques centrales, aux établissements de crédit ainsi qu’aux institutions de microfinance du continent africain et d’ailleurs, une série de formations sur l’affacturage ».

La BCEAO à travers son centre le formation, le COFEB, AFREXIMBANK et FCI ont engagé des initiatives afin d’accroître et améliorer le financement des économies de l’Union Monétaire Ouest Africaine. C’est dans ce cadre que la BCEAO continue de promouvoir divers instruments de financement, notamment l’affacturage

L’affacturage est l’“opération par laquelle une entreprise transfère par une convention écrite, avec effet subrogatoire, ses créances à un affactureur (un établissement de crédit ou un système financier décentralisé habilité), est l’un de ces instruments alternatifs de financement des PME/PMI“.

À en croire la fiche synthétique présentant les actions de la BCEAO en matière de promotion de l’affacturage, il est noté que cette solution répond aux problèmes de trésorerie des entreprises en leur permettant de retrouver une trésorerie immédiate.

« Une fois la créance cédée, le créancier est débarrassé de la lourdeur de la procédure de recouvrement. Ainsi, le poste client est sécurisé et sa gestion externalisée afin de dégager du temps pour la bonne marche de l’entreprise », détaille le document officiel sur l’affacturage.

Selon le Gouverneur Tiémoko Meyliet Koné, à travers ces webinaires


internationaux, « le défi est de trouver des solutions pour le financement harmonieux et adapté des économies, dans un contexte caractérisé par un accès encore insuffisant d’un certain nombre de secteurs, au crédit bancaire. Cette problématique est encore plus prégnante au niveau du financement bancaire des Petites et Moyennes Entreprises en Afrique, alors qu’elles constituent, en moyenne, près de 85% voire 90% du tissu économique de nos pays ».

Avec les conséquences de la pandémie du Covid-19 concernant les difficultés structurelles rencontrées par les entreprises privées en termes d’accès au financement, l’affacturage « peut constituer une solution alternative et complémentaire au financement, en particulier pour les PME et PMI », a lancé Tiémoko Meyliet Koné.

D’après FCI, le continent africain ne représente que 0,9% 3  4 du chiffre d’affaires mondial de l’activité d’affacturage sur les cinq dernières années. Ce qui montre, selon le Gouverneur Koné que « l’affacturage est une opportunité qui n’est pas encore exploitée de façon optimale par les entreprises africaines ». « Cette proportion est encore bien plus faible pour les pays de l’UEMOA. Le montant des ressources accordées au titre de l’activité d’affacturage dans notre espace communautaire représente à peine 0,4% du volume global des crédits bancaires », a-t-il poursuivi.

Pour inverser la tendance, la Banque Centrale a décidé de déployer une stratégie de promotion de l’affacturage dans la zone UEMOA. Il s’est agit pour la BCEAO de faire adopter une Loi uniforme destinée à encadrer les opérations d’affacturage et d’en préciser les principales modalités »

Makhtar C.

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