Le Conseil hévéa – palmier à huile devant le CESEC

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Invité à la tribune « Les grandes rencontres du CESEC », le directeur général du Conseil hévéa – palmier à huile (CHPH), Edmond Coulibaly, a présenté les enjeux et les défis de ces deux filières importantes de l’économie ivoirienne.

Dans sa communication devant les membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduits par le président, Dr Eugène Aka Aouélé, le DG du CHPH a expliqué les missions et objectifs de cet organe créé en août 2017 et dont les activités ont démarré en novembre 2018. Ses attributions sont d’assurer la régulation, le contrôle et le suivi des activités des filières hévéa et palmier à huile.

Les sujets évoqués ont porté notamment sur l’impact de la COVID-19 sur les deux filières, les revenus des producteurs, le déficit de la main-d’œuvre agricole, la question de la culture de d’hévéa et la déforestation, l’impact de la campagne médiatique contre l’huile de palme.

Dans son propos liminaire, le président du CESEC a expliqué que cette séance de travail avec les structures sous-tutelle du ministère d’État, ministère de l’Agriculture et du Développement rural vise à apporter des « éclairages conséquents » sur des questions qui interpellent l’institution, vu leur impact sur l’économie et l’environnement.

Organisée en interprofession depuis 2015, la filière palmier à huile qui contribue à 2% du PIB engrange un chiffre d’affaires de 500 milliards FCFA et offre environ 220 000 emplois directs. La Côte d’Ivoire est 2e producteur africain et 9e mondial. La superficie industrielle est de 75 000 ha et villageoise de 190 000 ha, pour un potentiel global de régimes de palme de 2,5 millions de tonnes. Le secteur compte 70 usines cumulant une capacité nominale d’environ 3,9 millions de tonnes par an, 70% de la production est consommée localement et 30% exportée dans la sous-région.

Quant à la filière hévéa, elle génère 500 milliards FCFA de chiffre d’affaires et près de 330 000 emplois directs. La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur africain et le 4e mondial. La superficie industrielle est de 50 000 ha et villageoise de 60 000 ha, pour un potentiel global de production agricole de 1 040 000 T de caoutchouc sec/an. Au total, 27 usines d’une capacité nominale globale d’environ 853 000 T de caoutchouc sec/an sont installées. En 2020, quelque 955 570 T ont été exportées.

(AIP)

cmas

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